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L’Aveu

FanDom : Harry Potter.
Couple : Hermione Granger / Drago Malefoy (communément appelé « Dramione »)
Rating : PG-13 ou T (Pour 13 ans et plus)
Thème : 30 baisers – #27 Rouge
Statistiques : 1339 mots – 7434 signes – 5 min de lecture
Disclaimer : Les différents éléments et personnage issus de la saga « Harry Potter » sont la propriété de J.K. Rowling,
Note  : Cette fan fiction a été écrite entre la sortie des 6ime et 7ieme livre. Une de mes préférées, jusqu’ici.
Disponible au format pdf pour les liseuses, tablettes et smartphone.

Drago s’arrêta sur le pas de sa porte. Il regardait, interdit, la sublime créature qui trônait sur son lit.
Assise, une jambe repliée sous elle, elle était occupée à faire un chignon négligé de ses longs cheveux auburn. Sa jupe, remontée sur ses cuisses, laissait apparaître la peau laiteuse de ses jambes. Elle chantonnait doucement, son pied nu frôlant la moquette épaisse au rythme de sa mélopée.
Elle semblait parfaitement à sa place dans la chambre du jeune homme et ce seul fait rendait la situation parfaitement incongrue.
Posant un doigt d’albâtre sur ses lèvres cramoisies, elle dit a voix basse : « Ne laisse donc pas cette porte ouverte, tu vas refroidir l’atmosphère ».
Sans réfléchir, il obtempéra. Au déclic du penne dans le chambranle, il eut un éclair de compréhension et se retourna vivement.
Elle s’était levée et coulait lentement vers lui, sa robe rubis épousant ses formes parfaites jusqu’à ses hanches puis s’évasant en une fontaine de tissus qui lui donnait l’air de glisser sur le sol plutôt que de marcher.
Il la dévisageât.
– Hermione ?

Elle s’arrêta en souriant langoureusement.
– Tu m’as reconnue. Je suis flattée, Drago.
De savoir que c’était bien elle ne le soulageait pas du tout. Que diable lui était-il donc arrivé ?
Dire que le vilain petit canard s’était transformé en cygne était un énorme euphémisme. Elle était tout simplement belle à couper le souffle. Chaque parcelle de son corps était électrisée par la présence de la nouvelle Hermione. Il avait l’impression que son coeur exploserait si elle venait à l’effleurer. Pourtant il lui semblait qu’il exploserait aussi si elle n’envisageait pas de le toucher. Tout en elle appelait au plaisir et à la sensualité. Il se sentait capable de mourir pour une caresse d’elle. Un tel changement n’était pas possible, pas normal ; et bien que totalement sous le charme, il se força à avoir l’air courroucé et inquiet.
– Tu as bien changé, Granger. M’aurais-tu envoûté ?
Il essayait tant bien que mal de donner à sa phrase un élan d’animosité mais le ton était pleurnichard et suppliant.
Elle ri discrètement, plaçant sa main devant sa bouche.
– Envoûté? Pas vraiment. Mais tu as raison de dire que j’ai changé.

– Vois-tu, Drago. J’ai reçu de la visite cet été. Une visite un peu spéciale. Une visite mortelle pour ainsi dire.
Tout en parlant, elle s’était approchée de lui. Ses mains, papillons diaphanes, voletaient en déboutonnant la chemise de velours. Drago était littéralement brisé entre sa fierté de sang-pur et son envie d’elle.
– Il semble que Voldemort ait décidé de continuer son travail de sape auprès de Harry. Il m’a donc envoyé un de ses émissaires. Pensant retirer un support de plus à Harry, je suppose.
Drago n’entendait son discours qu’à moitié, ses sens ensevelis sous le plaisir intense que lui procuraient les mains froides d’Hermione courant sur son torse et son cou.
– Tu dois te dire que j’étais prête, n’est-ce pas ? Oui, Hermione l’organisée, Hermione-je-sais-tout.
Enroulant ses bras autour du cou pâle du jeune homme, elle approcha ses lèvres de son oreille, son corps du sien.
– Eh bien, je vais te faire un aveu, Drago. Je n’étais pas prête.

Drago dérivait dans un brouillard de sensations et de sentiments. Désir et haine déversaient leurs toxines dans ses veines en un cocktail explosif. Bien qu’étrangement conscient de l’importance des paroles de la jeune fille, il se sentait dans l’incapacité de suivre autre chose que le doux déplacement des mains d’Hermione sur son corps. Elle avait à présent ouvert sa chemise, le faisant prisonnier avec son propre vêtement. Mais il lui semblait qu’elle le tenait avec un lien bien plus puissant encore. Cette chose nouvelle qui émanait d’elle, cette aura de puissance et de force à laquelle il ne pouvait se soustraire.

Pourtant, il avait un autre sentiment sous-jacent. Quelque chose de plus viscéral. Quelque chose de dur, de froid et de calculateur émanait de la jeune fille. Quelque chose qui tordait les entrailles de Drago de son message de danger.
Faisant un effort sur lui-même, il se concentra sur cette sensation et se laissa gagner par sa colère.
Il lui attrapa les poignets, l’emprisonnant dans un étau de fer. Serrant de toutes ses forces, il amena la jeune fille tout contre lui, tout près de son visage. Pâleur contre pâleur. Elle soutint son regard et attendit.
Espérant un signe de souffrance qui ne vint pas, Drago fini par se lasser et la rejeta violemment sur le lit ou elle se recroquevilla en un gémissement… vaincue, enfin.
La dominant de toute sa taille, se sentant enfin maître de lui, il s’approcha du lit et dit d’un ton dur.
– Et où tout cela nous amène-t-il Hermione ? Ça ne me dit pas comment ni pourquoi tu as atterri ici.
Le corps de la jeune femme fut saisi d’un spasme qu’il prit pour de la peur ou de la soumission. Jusqu’à ce qu’il l’entende.
Elle riait.

Elle se détendit et se redressa en souriant.
– Mais j’y viens Drago, j’y viens, susurra-t-elle d’un ton aussi enivrant que du vin chaud.
Ses yeux bruns semblaient briller d’une étrange flamme rouge, plus resplendissants encore, tout comme les lèvres vermeilles, au milieu du visage pâle d’Hermione.
En une fraction de seconde, les rôles s’inversèrent et Drago fut à nouveau incapable d’une pensée ou d’une action cohérente, subjugué qu’il était par les lèvres charnues de la jeune femme.

– Ainsi donc, je n’étais pas prête. Et j’ai bien failli y rester. C’est uniquement à cause d’une maladresse de mon assaillant que je suis encore en vie. Une maladresse sanglante, pour ainsi dire.
Drago l’écoutait distraitement, surtout intéressé par les mains claires voletant sur son torse à nouveau.
– Tu vois, Drago, c’est de là que vient mon changement. J’ai frôlé la mort comme bien peu l’ont fait. En réalité, je SUIS morte. Et revenue à la vie d’une certaine façon. Et cela a bien changé ma perception des choses. En voulant priver Harry d’un de ses appuis, Voldemort lui a fourni une alliée puissante et féroce. Car c’est ce que je suis devenue.

Drago frissonna imperceptiblement au nom du maître des ténèbres mais la peur qu’il en avait était noyée dans les sentiments contradictoires que laissait en lui l’incroyable présence d’Hermione.

Ses gestes, si fluides un instant auparavant, se firent saccadé, donnant une image stroboscopique de ses mouvements. Tout en parlant, et en caressant le torse, le visage, les épaules, elle s’était levée et contournait le jeune homme pétrifié de désir et de peur.
– Mais ce n’est pas pour cela que je suis venue aujourd’hui. Je suis venue pour te faire un aveu très important, Drago, bien que je t’en aie déjà fait un ce soir.

Elle était derrière lui à présent, levée sur la pointe des pieds pour que ses lèvres puissent courir sur la nuque tendue de Drago, y déposant de délicats baisers.
– Je suis venue te dire que tu avais raison. Tout ce temps, oui, tu avais raison, Drago. Les Sang-purs sont meilleurs que les autres sorciers.
Les yeux du jeune homme s’agrandirent sous l’effet combiné de la surprise, du plaisir et de la compréhension comme les canines nacrées de la jeune vampire plongeaient dans sa gorge offerte.
Elle but longuement, se rassasiant de son sang, du désir qu’il contenait, flamboyance au coeur du torrent rouge de la vie de Drago Malefoy.

Relevant la tête, elle lâcha sa proie qui tomba inerte sur le sol.
– Ils ont meilleur goût, murmura-t-elle avec un sourire carnassier, une goutte de sang s’écoulant sur sa gorge opaline.

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